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Méthodologie de conception de contenus digitaux… enfin une base de référence sur le marché de l’apprentissage?

 

Pour en discuter, nous recevons Guillaume Etlin, Brand Manager chez My-Serious-Game.

 

Retranscription écrite (ci-dessous)

 

Clément Horvath : Bonjour Guillaume, peux-tu nous décrire aujourd’hui le marché dans son offre de solutions dans la conception de formation digitale ?

 

Guillaume Etlin : Et bien en réalité il y a beaucoup de choses qui se passent, beaucoup de choses qui bougent. Le marché de l’apprentissage par le numérique est très dynamique. C’est positif, à la fois pour les qualités des enseignements distribués car ça appelle à l’innovation, la remise en question des procédés, des outils, des moyens… mais aussi parce que c’est une formidable opportunité pour tous les acteurs du marché que de s’investir sur ces sujets et d’y trouver son axe de développement. Aujourd’hui, le marché de la conception pour parler de celui-ci, est au carrefour de multiples prises de conscience et d’enjeux importants, comme ceux d’adresser des contenus qui sont modernes dans la forme, adaptés à la cible avec des démarches, par exemple, d’UI (User Interface) et d’UX (User Expérience) pour mieux connaître ses apprenants, mieux les engager, mieux les fidéliser. Ce sont de vraies problématiques.

 

Il y a aussi la volonté d’adresser des contenus bien construits pour garantir un impact opérationnel immédiat chez le collaborateur formé, avec un enjeu fort où effectivement les stagiaires vont plus en plus passer de temps à se former ont en réalité moins de temps opérationnel pour le faire. Il y a aussi une importance réelle à l’évaluation, sur le fait d’aller de repousser les limites et de mesurer des compétences, dans la formation. On est dans une ère où IBM nous annonce que + de 85% des emplois à horizon 2030 n’existent pas encore, là où la technologie est suffisamment forte pour faire changer ou en tout cas déstabiliser les emplois et les compétences qui sont utilisées aujourd’hui et qui ne le seront plus demain… c’est un autre facteur déterminant.

 

On note aussi que la place des neurosciences est de plus en plus présente dans le marché de la formation digitale, qui se rapproche de plus en plus de celles des sciences de l’éducation pour adresser un dispositif de formation qui est performant, avec des outils de conception, qui peuvent aujourd’hui offrir ce genre d’approche, mais qui sont plutôt à l’état de prototype. L’ensemble de ces démarches-là, chez My-Serious-Game, on les a éprouvés depuis plus de 5 ans et auprès de plus 5 millions d’apprenants et… c’est vrai qu’à chaque réalisation, en matière d’ingénierie pédagogique, on avait la sensation perpétuelle de mettre en place des dispositifs uniques, propres au numérique et aux enjeux modernes, dont on vient de parler.

 

Et il y a 1 an et demi, on a donc entamé un travail spécifique qui s’intéresse à la démarche de conception propre au digital. C’est un vrai travail de recherche et développement qui a été élaboré, qui a pour but de marier les conclusions scientifiques factuelles disponibles sur les impacts de l’usage d’un dispositif digital dans l’apprentissage et les méthodologies traditionnelles de l’enseignement confrontées aux usages numériques et à leurs outils.

 

Après une démarche longue et poussée sur ces pratiques-ci, il y a eu une revue de la littérature. On est arrivé à la conclusion : « aujourd’hui, via l’état de l’art sur le marché, en matière de conception pédagogique, c’est-à-dire d’une conception de formation digitale, il y a beaucoup d’acteurs qui créent beaucoup de contenus, c’est la demande, c’est normal, mais on constate qu’il n’y a pas vraiment de règles dans cette méthodologie de conception. Chacun y va avec ses idées, mais il n’y a pas de référence établie. Il n’y a aucune base qui nous dit « ce système est efficace, voilà comment on apprend par le digital, voila comment on conçoit, et voilà comment on distribue. »

 

C’est un peu fou de se dire ça quand on y pense, quand on fait la revue de l’ensemble des enjeux que l’on vient d’évoquer et qui sont majeurs, en pleine transition, en pleine mutation et constater que chacun essaye de développer sa propre manière de fonctionner, concevoir, pensant répondre au mieux à l’ensemble de ces enjeux et ça nous semble un peu fou, finalement ».

 

Avec le recul, grâce à l’expertise que l‘on a développée, grâce à nos clients, etc. on s’est emparé de cette problématique, et c’est la raison pour laquelle, aujourd’hui, on est fier de pouvoir y répondre, en dévoilant la première méthodologie de formation digitale, fruit de ce travail, de cette expertise, de cette recherche et développement qui a été mené, fier d’annoncer la première méthodologie d’apprentissage, en tout cas la première méthodologie de conception de formation digitale, conjointement menée avec l’acteur n°1 en France de la certification, qui n’est autre que l’AFNOR.

 

C.H : Donc l’idée c’était d’établir un standard, une norme qui n’existait pas dans la formation digitale ?

 

G.E : Exactement ! Aujourd’hui on souhaite que chacun arrête de produire des efforts de son côté en mettant sur le marché la vraie première référence, qui marie les neurosciences et les sciences de l’éducation, fort d’expériences, fort de millions d’apprenants, fort de conclusions de la sorte, pour adresser une méthodologie qui est capable de répondre aux enjeux modernes, en la mettant sur le marché, on y travaille tous et on vient converger dans cette direction.

 

Cette méthodologie, on la distribue dans un outil qui est EdMill. Cet outil va bousculer positivement le marché de la formation digitale par son approche et aussi ses fonctionnalités.

 

C.H : Quelles sont les solutions que cet outil apporte ?

 

G.E : Concrètement, on va retrouver cette méthodologie de conception qui est certifiée. Elle consiste premièrement à cadrer l’amont conception, qui est tout aussi important que la conception en elle-même. On parle ici de la connaissance de ses apprenants, on en parlait tout à l’heure, d’aller plus loin dans la connaissance de ses apprenants, de maîtriser leurs habitudes de consommation numérique.

 

Ensuite, on a toute la phase de cadrage des enjeux pédagogiques, en se posant les bonnes questions : comment est-ce qu’on peut concevoir un contenu qui est pertinent et aller l’évaluer de façon efficace si on a un défaut de cadrage au départ ? Ce qu’il fait la force de cet outil, c’est le fait d’être guidé dans la conception, donc là on parlait de la rencontre des neurosciences et des sciences de l’éducation… on a réussi à distribuer dans cet outil, un accompagnant à la création et qui donne, du coup, des conseils sur le développement de telle ou telle activité, au sein d’un module de formation et pour des raisons très scientifiques, parce qu’on sait que ça garantit un niveau d’apprentissage supérieur que telle autre activité à cet instant précis, etc.

 

C.H : Sur quoi se basent ces recommandations ? Sur l’expérience de My-Serious-Game, sur la conception de digital learning sur mesure, c’est ça ?

 

G.E : Tout à fait, et ce que nous apprend directement les neurosciences sur l’apprentissage par le digital. On a des docteurs en interne qui travaillent depuis plus d’1 an et demi à ce sujet, et c’est vrai que la littérature nous apporte pas mal de données en termes de neurosciences. Maintenant notre richesse c’est d’avant tout d’avoir confronté ces conclusions factuelles et le résultat de ces enquêtes scientifiques aux réalités terrain et aux démarches modernes de conception. C’est ce qu’il fait vraiment la valeur-ajoutée d’EdMill.

 

C.H : Comment cela apparaît finalement dans le processus de conception ? Est-ce des pop-ups ? Comment sommes-nous guidés ?

 

G.E : C’est exactement ça. Pas à pas, on est guidé dans la phase de cadrage.

 

Quand on arrive dans l’outil auteur, pour la phase de création, le process est auto-guidé : en fonction des cadrages pédagogique, des enjeux d’apprentissage qui ont été déterminés, il y a déjà une structure du module qui est pensée et qui est proposée, permettant d’aller chercher les enjeux d’apprentissage cibles.

 

Dans la conception, quand le concepteur entre son contenu, choisit des activités, les agence, réoriente la structure, là la surcouche de conseils apparaît. Cela se matérialise par un message : « Nous vous recommandons cette activité, voici pourquoi, parce que d’un point de vue pédagogique, c’est intéressant pour telle raison, et d’un point de vue neurosciences, c’est intéressant pour telle raison ». De cette manière, on accompagne la montée en compétences du créateur qui lui est finalement un expert métier et qui a besoin d’être accompagné dans cette montée en compétences techno-pédagogique et c’est là où le moteur de conseils prend tout son sens.

 

C.H : D’accord. J’imagine que cette méthodologie ne s’arrête pas seulement à la conception mais elle va plus loin ? Y’a-t-il une phase de post-learning ?

 

G.E : Oui, tout à fait. La méthodologie est globale dans son ensemble, tu l’as tout à fait compris. L’amont du projet, la phase de conception et aussi l’évaluation. L’outil va proposer des templates de dispositif d’évaluation à froid, à tiède et à chaud et avec implication des managers sur le terrain pour vraiment aller tester et évaluer les compétences. On ne parle plus ici de données de suivi d’un apprenant sur un module, mais d’aller chercher une évaluation, de la montée en compétences et de retraduire tout cela dans un dashboard, un tableau de bord rempli de données, qui est très moderne sur notre secteur.

 

C’est cette méthodologie que l’on retrouve dans l’outil. On a parlé de conseils, on vient de parler d’analyses, et il y aussi toute la phase de diffusion où on a tenu compte de l’ensemble des enjeux de distribution d’un contenu aujourd’hui : il faut s’adapter à la cible, à son équipement technologique, on parle de responsive design, on parle d’adresser un module cohérent et pertinent, et tout cela est pensé de manière native dans l’outil.

 

Au final, on a pris la problématique centrale qui pousse à se dire « on arrête de faire n’importe quoi maintenant en conception techno-pédagogique, voici la méthode » et on l’enrichit, on la fait évoluer, on fait de la ré-ingénierie au fil des usages et ensuite on injecte l’ensemble des objectifs majeurs du secteur dans l’outil, ce qui permet d’avoir une solution, un écosystème complet qui permet de garantir une formation bien construite, bien distribuée, avec une mesure précise de son efficacité.

 

C.H : Et si tu devais définir cette solution en une phrase ?

 

G.E : EdMill c’est la solution référence en matière de conception de formations digitales grâce à l’utilisation de la première méthodologie certifiée.

 

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